La Consultation

1. Quelle est la différence entre psychiatre, psychologue et psychanalyste ?

Le psychiatre est un médecin, il va essayer de poser un diagnostic, sur la base des symptômes observés et prescrire des médicaments voire proposer une hospitalisation. Afin de diminuer ces symptômes. Il est remboursé par la sécurité sociale. Il est titulaire d’un diplôme d’état.

Le psychologue évalue, diagnostique, dialogue, conseille. Sa pratique s’inscrit dans l’objectif d’adapter l’individu aux situations qu’il rencontre, traumatiques ou sociétales notamment professionnelle, familiale et sociales. Prise en charge partielle et ponctuelle par la sécurité sociale. Il est titulaire d’un diplôme d’état.

Le psychanalyste va aider son patient, par la parole, à explorer son inconscient pour trouver les racines de ses symptômes, et ainsi les apaiser voire les supprimer. Il a suivi une formation théorique de cinq ans, au sein d’une fédération, ainsi que suivi lui-même une analyse. Il n’est pas remboursé par la sécurité sociale.

2. Est-ce que la psychanalyse ça marche ?

Crée par Freud au début du vingtième siècle, la psychanalyse est toujours là. Critiquée, challengée, elle est aussi évolutive à l’image de Freud qui n’a pas hésité à modifier certaines théories en fonction de son expérience avec ses patients.

La révolution qu’il a apportée et qui demeure est la découverte du fonctionnement de l’inconscient. La pratique de la cure, au fil des décennies a permis de lever des symptômes, et d’aider les patients à avoir une vie plus acceptable, ce qui est l’objectif.

3. Je ne suis pas fou, donc la psychanalyse ça n’est pas pour moi ?

La psychanalyse n’a pas pour objet de cataloguer les gens et de les mettre dans des cases.

Le psychanalyste n’émet aucun jugement.

Il est dans une démarche d’écoute bienveillante, un climat de confiance et de confidentialité absolue, pour favoriser la parole du patient et l’aider à identifier les racines de son mal être et à s’en libérer progressivement.

Il est sûr que consulter un psychanalyste demande le courage de se confronter à son moi profond et à des traumas refoulés. Il est sur aussi que ceux qui l’ont fait ne l’ont jamais regretté.

4. On dit que les psychanalystes ne disent rien ?

Il est vrai que contrairement à d’autres praticiens comme les psychiatres ou les psychologues, le psychanalyste parle peu, puisque sa priorité est d’écouter la parole de son patient.

Il n’y aura donc pas de dialogue, ni de solutions évoquées, mais une écoute active et encourageante, ainsi que des propositions d’interprétation offertes aux patients.

Nous ne sommes pas dans le caricatural silence absolu.

5. Une psychanalyse c’est douloureux ?

Une part importante des séances se passent dans un climat agréable. Elles peuvent même entrainer des rires ou la satisfaction de progresser. Il y a aussi des moments plus douloureux, lorsque la cure se rapproche des traumas subis par le patient. Il peut y avoir des larmes à l’évocation de ce passé douloureux. Cette souffrance est aussi l’annonce de l’amélioration à venir, car les mécanismes de défense sont en train de tomber permettant à la cure d’avancer. Et c’est souvent une satisfaction partagée de revoir ce ou ces moments difficiles, point de départ de l’allègement des souffrances.

6. Comment fonctionne la cure ?

L’essentiel des psychothérapies contemporaines, appliquent des protocoles définis pour essayer d’aider leurs patients. La psychanalyse ne fonctionne pas comme cela, dans la mesure où elle vise à accompagner par la parole, celle de l’analysant. Autant de patients, autant d’inconscients à explorer qui réagissent différemment. Il y a néanmoins des points communs à toutes les cures.

La première séance est importante, dans la mesure où elle vise à instaurer un climat de confiance et à comprendre ce qui va se passer. Ensuite, au fil des séances, en face à face ou allongé sur le divan, selon le choix du patient, il va exprimer ce qu’il ressent. L’analyste en soulignant certains mots, ou en proposant une interprétation va aider l’analysant à aller chercher dans son inconscient les traumatismes qu’il a pu subir, et qui provoquent les symptômes dont il est victime selon la compulsion de répétition.

La mise à jour de ces traumas peut être douloureuse ou difficile, car les mécanismes de défense veillent. C’est là que l’analyste va aider son patient à les surmonter à l’aide de la discipline propre à la cure. Progressivement, le ou les traumas révélés, vont être apprivoisés et relativisés, pour apporter un soulagement clair dans les symptômes de mal être du patient.

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